Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 19:02

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- Brave messager, demanda l’empereur, m’apportes-tu de bonnes nouvelles ? Nos troupes sont-elles victorieuses ?

- Sublime splendeur, répondit le héraut, vos soldats se sont battus avec une héroïque ardeur. Longtemps les dragons se souviendront du tranchant impitoyable de leurs sabres et de la morsure cruelle de leurs hautes piques.

- Fort bien ! sourit Shangdi, mais l’armée de Longwang est-elle entièrement détruite ?

- J’y viens, noble magnificence, mais laissez-moi auparavant vous conter comment Cheng Huang, votre fier général, franchit avec ses bataillons les portes de la grande ourse, pour infliger de lourdes pertes aux dragons qui campaient sur les rives de la voies lactée. Il mania si bien son sabre de lumière qu’il retrancha la tête à plus de 100 dragons !

- Gloire à lui ! lança Shangdi. Mais sommes-nous bien victorieux ?

- Les vents vos serviteurs furent braves à la bataille, continua le messager, ils emportèrent plus d’un dragon noir que Longwang avait lancé sur notre aile droite pour y cracher leur feu de nuit…

- Certes, le coupa l’empereur quelque peu irrité par la logorrhée de son serviteur, mais l’issue de la bataille, quelle fut-elle ?

- Hélas, hélas ! se mit à pleurer le messager, nous avons vaillamment combattu, mais Longwang lui-même c’est lancé dans la bataille ! Avec sa queue immense, il balaya les braves chevaliers célestes, et déchaîna sur eux une terrible tempête de feu. Il s'attaqua à Tiangou, le chien céleste de votre dévoué Erlang et le grilla proprement ! Puis il rossa son maître qui dut fuir la bataille avec un œil poché et un bras cassé ! L’abominable dragon était partout ! Il enflammait les nébuleuses, projetait des météores et renversait les astres ! Il insuffla un nouveau courage à ses soldats brutaux qui par malheur mirent en déroute nos plus vaillants bataillons. Et bientôt se fut au tour de votre armée entière de connaître la défaite ! Les lanciers impériaux s’enfuirent dans les cieux, ainsi que des nuages filandreux chassés par un vent cruel et un soleil impitoyable…

A ces mots, Shangdi ne put contenir sa colère.

- Assez, traître ! Lâche déserteur ! Qu’on lui coupe la tête !

Shangdi claqua des doigts et la tête du messager roula sur le sol. Puis l’empereur hurla qu’il voulait rencontrer au plus tôt ses généraux pour réorganiser son armée et préparer une audacieuse contre attaque.

Mais à cet instant, il perçut une aveuglante lumière qui envahissait le palais en même temps qu’une insoutenable vague de chaleur. Il partit sur la tour la plus élevé du septième ciel pour observer quel pouvait être la cause de cet inquiétant phénomène. Alors sa colère se changea en terreur, quand il vit fondre sur le palais céleste, dix soleils brûlants !

 

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Longwang en effet, avait décidé d’anéantir son adversaire avant que son armée ne pût être reconstituée, et pour ce faire, il avait assemblé la plus formidable machine de guerre qui fut jamais construite.

Elle était constituée par les 10 soleils du Levant, reliés à 100 liens colossaux qui plongeaient au cœur de leur fournaise. Ces chaînes immenses, dont chaque anneau aurait pu encercler une grande cité, avaient été spécialement forgées par de savants dragons alchimistes, dans de profonds brasiers souterrains. Les métaux rares qui les composaient, leur permettaient de ne point fondre au contact des flammes solaires. Elles étaient tendues dans le ciel sur des lieues et des lieues et se ramifiaient en une multitude de chaînes plus petites tirées chacune par plus de 1 000 dragons.

Quand les tours du palais céleste apparurent à l’armée innombrable qui tirait cette prodigieuse machine, Longwang donna l'ordre de lâcher les astres incandescents. Et les 10 soleils chutèrent dans le ciel pour embraser le palais impérial.

 

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Du haut de sa tour, l'empereur observait catastrophé leur course brûlante. Il gémit :

- Le misérable dragon ! Il n’avait pas le droit ! Le voilà qui nous condamne tous ! Comment arrêter ces monstres de feu ? Ils vont détruire mon beau palais et moi avec !

Indira qui était à ses cotés tenta de le rassurer :

- Du calme mon chou, lui dit-elle, demande à tes armées de décocher leurs flèches, leurs lances, et tout ce qui va bien contre les fils chéris de Longwang, Peut-être parviendront-ils à les arrêter...

Et ainsi fut fait. Mais toutes les flèches et tous les instruments lancés par les gardes célestes brûlèrent avant de toucher les soleils.

Alors, comprenant la vanité de leur effort, tous dans le palais céleste se préparèrent à périr.

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Par Lucrèce88 - Publié dans : Epoque 1 Livre 1 Chapitre 1
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