Partager l'article ! L'eau à la bouche: Sur cette page vous trouverez quelques-uns des paragraphes et des illustrations à paraître dans les jours, les semaines ...
Sur cette page vous trouverez quelques-uns des paragraphes et des illustrations à paraître dans les jours, les semaines, ou les mois à venir.
Jetez régulièrement un coup d’œil à cette page, car son contenu sera périodiquement effacé et remplacé…
Attention, la numérotation des paragraphes après le numéro mille est susceptibles d’être modifiées
Sur le livre 7, les 100 châteaux de Galaad :
Paragraphe 1372 :
Galaad s’apprêtait à prendre congé de son hôte pour regagner sa propre chambre, quand il vit soudain les trophées s’animer. Les ours, les sangliers, les renards et les loups sortirent des murs, d’où seul leurs têtes dépassaient et se laissèrent tomber sur le sol. Ils étaient vêtus comme des humains, avançaient sur deux pattes et brandissaient des armes de soldats. Ils marchèrent sur Bonnechair, le surprirent dans son sommeil et le maîtrisèrent rapidement. Galaad s’élança pour porter secours à son hôte, mais un grand renard l’arrêta, en menaçant de trancher le cou du chasseur. Galaad s’immobilisa et ne put s’interroger longtemps sur la conduite à tenir, car un solide filin s’abattit sur lui. Des dizaines d’animaux armés de gourdins le terrassèrent et le ligotèrent solidement. Les deux hommes furent conduit par l’étrange troupe animale, jusqu’aux caves du château dans une salle immense, où siégeait un grand tribunal. Une foule d’animaux s’y était pressée, pour assister aux débats. Tous étaient richement parés et attendaient en silence l’ouverture de la séance. Le grand cerf aux rameaux d’or apparut dans une longue robe d’écarlate et monta sur son trône pour prendre la parole. A sa droite se tenait un jury composé d’un loup, d’un renard et d’une belette.
- En passant le tunnel d’arbre à l’heure du crépuscule, déclara le cerf aux deux hommes, vous avez pénétré notre monde et aboutit dans notre château. Jeune chevalier ! continua-t-il en s’adressant à Galaad. Sans le vouloir, tu nous as livré notre tortionnaire, le tyran Bonnechair, que nous allons juger. Voici des années, qu’il massacre impunément et pour son seul plaisir, les créatures de la forêt. Il doit maintenant affronter notre justice !
Le jury délibéra rapidement :
- La mort ! s’exclamèrent ensemble les trois bêtes. La mort pour le tyran Bonnechair !
- Mais qu'allons nous faire de Galaad ? demanda le loup !
- Il a pénétré notre monde, dit le renard. Nous ne pouvons le tolérer !
- Oui ! renchérit la belette. Il a accompagné le châtelain dans sa chasse et vous aurait sans doute tué, maître cerf, si vous étiez tombé à la portée de son épée.
Un petit lapin intervint alors, celui là même que Galaad avait sauvé la vieille. Revêtu d’une robe blanche, il œuvrait pour la défense des accusés :
- Certes, dit le rongeur, les honorables jurés peuvent avancer que le chevalier a franchit notre frontière sans notre consentement. C’est cependant grâce à lui que nous allons pouvoir tirer vengeance. Et souvenez-vous comment il me gracia quand je lui apparus. Une vie rachète une vie. Pour son geste il doit être sauvé !
La foule des animaux en convint et le grand cerf donna raison au lapin.
Bonnechair n’attendit pas longtemps son châtiment. Il fut traîné vers son bourreau, un grand porc masqué, qui brandissait une lourde hache. Sa tête fut couchée sur un billot avant d’aller rouler sur le sol. A cet instant une massue s’abattit sur le crâne de Galaad, qu’un voile de ténèbres emporta.
Paragraphe 1 448 :
Tirant son ami par le bras, Galaad lui dit :
- Viens Gauvain, il faut nous en aller ! Le jour prochain nous appelle et nos montures se languissent de nous !
- Galaad, tu parles en sage, répondit le preux enivré, car je n’ai plus un sou vaillant ! Ces deux coquins d’Evalac et de Fergus m’ont ravi les deux tiers de ma bourse en trois coups de dès. Quant au tiers restant, il a payé le vin qui les a régalés ! Vois, ils dorment à présent dessous la table, ivres mais riches. Je pourrais aisément leur reprendre mon or, si mon honneur de chevalier ne me l’interdisait. Mais regarde, Galaad ! Déjà Poiredebeurré l’aubergiste, nous guette d’un œil mauvais. Il a compris que nous ne pourrions honorer le loyer d’une chambre et il fait signe à de méchants valets d’astiquer leurs bâtons au cas où nous voudrions tout de même réclamer son hospitalité. Cette ingratitude me navre ! Moi, l’un de ses meilleurs clients ! Je ne me suis presque jamais battu sous son toit et plus d’une fois sur trois je lui ai payé mon dû. J’ai bien envie de sortir mon épée…
- Laisse là au fourreau ! répliqua Galaad. Et partons plutôt dans la nuit. L’air frais pourra sans doute desserrer l’étau qui doit à présent peser sur ton crâne !
Et Gauvain, tiré par Galaad, quitta l’auberge en titubant et en lançant à la cantonade :
- Poiredebeurré ! Rends grâce à mon ami Galaad que je ne brise tes meubles ! Ton vin vaut moins que de la pisse d’âne ! Deux barriques ne suffiraient pas à rendre gai un vrai chevalier !
Déposant devant l’auberge un hommage fort peu courtois, mais qui le soulagea grandement, Gauvain parvint, après quelques tentatives infructueuses, à se hisser sur son cheval et suivit Galaad jusqu’à l’aurore, qui déjà montait sur les bois.
Le Blog des Territoires du Merveilleux, c’est tous les jours ou presque la publication de quelques-uns des 2000 paragraphes qui décrivent l’Entre-Deux-Rêves, ce pays de nulle part où fut rassemblé tout ce que l'esprit humain put concevoir de légendaire, d'onirique et de merveilleux.
Suis au jour le jour la publication des 2 000 paragraphes, découvre les
nouvelles illustrations, commente, propose, injurie l’auteur ou félicite-le et contribue à la naissance d’un nouveau livre !
Mais à propos, c'est quoi les Territoires du Merveilleux (lire la suite ici) ?