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Comment vous y retrouver dans la foultitude de noms légendaires qui encombre les Territoires du Merveilleux ? Et bien cette page est là pour ça !
Magie de l’HTML ! Lorsqu’un personnage apparaît pour la première fois dans l’un des 2000 paragraphes, un lien attaché à son nom renvoie directement ici !
Vous y trouverez une petite présentation des principaux acteurs et du rôle qu’ils tiennent dans la pièce. Les numéros du paragraphe de leur première apparition y sont indiqués, de même qu’un petit dessin qui progressivement complètera leur fiche d’identité.
Mais plus encore que d’étaler cet imposant casting, cette page révélera le dessous de quelques cartes en présentant l’origine des acteurs et leur carrière passée. D’où viennent-ils, pourquoi ont-ils été choisis ? Jouent-ils leur rôle habituel ou bien un contre-emploi ? C’est tout cela que je vous propose de découvrir...
Les personnages des Territoires du Merveilleux par ordre alphabétique :
Aditi, grande déesse du Couchant, épouse de Dyaus puis de Vishnu, apparaît au
paragraphe 65 et se transformera au 935ième. Aditi, la « non liée » est la principale déesse du premier panthéon védique. Elle peut être identifiée à la terre, à l’univers ou
à la nature et est présentée dans les Védas comme la mère des 12 Adityas, c’est-à-dire des 12 principaux dieux de la plus ancienne mythologie de
l’hindouisme.
Adityas, lanciers stellaires du couchant au nombre de 7, fils d'Aditi, apparaissent au paragraphe 212. Dans la mythologie védique, les Asityas, sont bien les fils de la déesse Aditi, mais ils sont
des dieux bien plus considérables puisqu’il s’agit, dans le Rig Veda , de Varuna, de Mitra, d’Aryaman, de Bhaga, de Daksha d’Amsha et d’Indra. Finalement, l’hindouisme fixera à 12 le nombre des adityas.
Agni, dieu du feu au Couchant, apparaît au paragraphe 217. Agni est le dieu védique du feu, le feu du foyer, mais aussi le feu du sacrifice et le feu de la guerre et de la destruction.
Aigle Noir, maître de Quetzalcoatl, sorcier dans le Territoire du Soleil, apparaît au 120ième paragraphe.
Anat, épouse de Baal et déesse de la guerre dans les Cités du
Couchant, apparaît au paragraphe 80. Anat est une divinité cananéenne, surtout adorée dans le royaume d’Ougarit, qui se situait dans l’actuelle Syrie, 15 siècles avant l’ère chrétienne. Dans ce
panthéon elle est non pas l’épouse, mais la sœur du dieu Baal qu’elle part délivrer des enfers du dieu Mot. Mardouk, apparaît au 65ième paragraphe et devient Astaré au 946ième . Cette Ishtar là est bien inspirée par la
grande déesse babylonienne de la guerre et de l’amour, encore appelée Inanna par les sumériens. Elle est associée à vénus, l’étoile du berger.
Anou, dieu du ciel dans les Cités du territoire du Couchant, apparaît au paragraphe 68. Anou ou Anu, est le dieu souverain dans les mythologies sumérienne, assyrienne et
babylonienne. Il est le fils d’Anshar, la personnification du ciel.
Anubis, dieu hybride de Terre Noire apparaît au paragraphe 153. Il s’agit d’une allusion au dieu égyptien à tête de chacal, associé au culte des défunts.
Ao Guang, roi dragon de la mer
orientale, Ao Qin, roi dragon de la mer australe, Ao Run, roi dragon de la mer occidentale, Ao Shun, roi dragon de la mer septentrionale,
apparaissent au 19ième paragraphe, comme des vassaux du dieu dragon Longwang dans le
territoire du Levant, en lutte contre l’empereur Shangdi. Ao est bien le terme qui désigne les
quatre rois dragon dans la mythologie chinoise, mais ils s’y illustrent au contraire en tant que sujets de l’empereur de Jade. Ao Guang est le plus connu des rois dragon. Il apparaît notamment
dans La pérégrination vers l’Ouest de Wu Cheng’e.
Apis, dieu hybride de Terre Noire apparaît au paragraphe 153. Apis était une divinité égyptienne à tête de taureau portant un soleil entre ses cornes.
Apsara, nymphes du Couchant, citées au paragraphe 209. Les Apasara de la mythologie indoue sont souvent comparées aux nymphes
grecques. Ce sont des entités féminines présentes dans la nature, qui peuvent s’allier aux dieux comme aux démons.
Asan, roi humain de Terre Noire, apparaît au paragraphe 47. Comme pour sa compagne, la reine Ohéné, il s’agit d’un nom inventé qui ne renvoie à rien de précis. Encore que très malencontreusement, il puisse évoquer l’infâme « créature » de Clive Staples Lewis, le roi Aslan du très calamiteux et très judéo-chrétien monde de Gnagna.
Apsara, nymphes du Couchant, citées au paragraphe 209. Les Apasara de la mythologie indoue sont souvent comparées aux nymphes grecques. Ce sont des entités féminines présentes dans la nature, qui peuvent s’allier aux dieux comme aux démons.
Baal, grand dieu des contrées infernales dans les cités du Couchant, apparaît au paragraphe 80. A l’origine, Baal en hébreux et en phénicien ou Bel en babylonien, est un terme générique
qui ne désigne pas obligatoirement un dieu mais plutôt le seigneur ou le maître. Par la suite il a été utilisé pour désigner de nombreux dieux, dont le Baal Hammon des carthaginois ou encore le
Baal-Zebub des philistins qui s’est transformé en Belzébuth. Dans la mythologie du royaume d’Ougarit, Baal, est un dieu de l’orage qui affronte Yamm (ou Yam) le dieu de la mer, puis Mot, le dieu
des morts. D’après le cycle de Baal, c’est sa
sœur Anat qui part le chercher dans le royaume infernal de Mot. Dans cette épopée, Baal tient un rôle comparable à celui du dieu Mardouk.
Baalim, démons de Baal dans les Cités du Couchant, apparaissent au paragraphe 80. « Baalim » est un pluriel de Baal, qui peut désigner les idoles, les faux dieux étrangers pour les hébreux, ou encore l’ensemble des « Baals ».
Bâtons de pouvoir, le premier apparaît au 60ième paragraphe. Il est crée par le dieu Priam Thoz à la demande des prêtres de la flammes. Le second apparaît au 148ième paragraphe, toujours forgé par Priam, mais à la demande du dieu éléphant M’rodi. Ces bâtons
symbolisent le pouvoir qui va contaminer les rêves. Ils sont des facteurs de guerre et de souffrance, mais surtout d’une certaines décadences des rêves qui deviennent à leur contact des rêves
impériaux, des rêves de conquêtes, de bataille, d’armées ordonnées et cuirassées.
Bemba, dieu lion de Terre Noire, apparaît au 62ième paragraphe. Le nom de ce dieu est le même que celui d’une ethnie bantoue.
Bès, dieu hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Bès était un dieu du foyer, protecteur de la maternité dans l’Égypte ancienne. Il est représenté comme un gnome bestial, à la face proche de celle d’un lion.

Char, héroïque félidé, roi de la nation tigre du Levant, apparaît au paragraphe 84. Ce tigre là est entièrement inventé… En fait son personnage et ses aventures sont très grandement
inspirés par le Singe pèlerin du Voyage en Occident : découverte d’une arme magique, initiation, reconnaissance par l’empereur céleste, puis disgrâce et conflit… Mais à la
différence de Singet, Char ne se rentre pas dans le rang et ne se convertit pas. Il préfère s’enfuir…
Cheng Huang, général de l’empereur céleste du Levant, apparaît au 21ième paragraphe. Cheng Huang était le dieu des murailles et des
fossés dans la mythologie chinoise.
Chang'e qui est la déesse de l’astre lunaire
dans la mythologie chinoise, est également la lune du Levant dans les Territoire du Merveilleux. Elle apparaît au 4ième paragraphe. Fruit de l’union entre le mystérieux serpent céleste et
la nuit du territoire, elle deviendra bien plus tard l’épouse du roi dragon Longwang (au 876ième paragraphe !). Dans la tradition chinoise, Chang’e est
l’épouse de l’archer Yi.
Dyaus, dieu suprême du Couchant, cité au paragraphe 3, il apparaît véritablement au paragraphe 65. Dyaus est le dieu suprême du vieux
panthéon indo-européen. De doctes mythologues, expliquent que son nom a fourni la racine du « Zeus » grec. Et de fait, dans les Territoires du Merveilleux, à l’issu d’un voyage
mouvementé, Dyaus deviendra Zeus au 467ième paragraphe.
Entre-Deux-Rêves, ce « pays de nulle part où fut rassemblé tout ce que l'esprit humain put concevoir de légendaire, d'onirique et de merveilleux » constitue le décor des deux milles paragraphes. Il est l’espace onirique regroupant les Territoires du merveilleux. Il s’est constitué à partir de la magie du « Grand Rêveur », que le dieu Priam-Thoz a dérobée pour l’apporter jusqu’à son domaine.
Erlang, second de l'empereur Shangdi,
au Levant, apparaît au 19ième paragraphe. Erlang est présenté dans la mythologie chionoise comme l’un des principaux alliée de l’empereur de Jade. Il y est bien affublé de son chien
céleste Tiangou qui chasse les mauvais esprits. On le retrouve encore dans « Le
singe » de Milo Manara et Silverio Pisu – la version en bandes dessinées du Voyage en Occident – sous la forme d’un affreux dieu guerrier,
mi-homme mi-cochon affublé d’un masque à gaz et d’un casque de soldat allemand de la seconde guerre mondiale.
Etoile du Sud, sixième des six Manitous, dans le Territoire du Soleil. Cette « étoile du sud » est une entité inventée pour l’occasion… Et je ne me souviens plus de ce qui avait pu l’inspirer. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les Algonquins.
Fauves dévoreurs de planète au Couchant, apparaissent au paragraphe 220. Ces fauves là sont totalement inventés, du moins je n’en ai pas retrouvé la trace dans la mythologie védique…
Fengbo, comte du vent, vassal de l'empereur céleste au Levant, apparaît au 19ième paragraphe. Dans la mythologie chinoise, il est la forme humaine de Fei Lian le dieu des vents. Mais on peu également évoquer la déesse
Feng Po Po qui s’en va dans le ciel sur un tigre volant avec ses vents enfermés dans un sac…
Fu, vieux roi tigre ennemi de Char au Levant, cité au
paragraphe 85 et mis en pièce au 107ième.
Grand Aigle, dieu suprême du Territoire du soleil, cité au paragraphe 27. Cette déité inventée pour l’occasion est liée au soleil.
Dans un sens, elle remplace fonctionnellement Huitzilopochtli, le dieu aztèque de la guerre et du soleil qui est simplement évoqué en tant que dieu de la guerre au paragraphe 348 des TDM.
Peut-être inspiré par l’Oiseau Tonnerre des amérindiens, le Grand Aigle est surtout introduit pour unir les mythologies des différentes Amériques.
Indira, favorite de l'empereur Shangdi dans le territoire du Levant, apparaît au 8ième paragraphe. Comme pour son coquin d’empereur, c’est dans la bande dessinée « Le singe » de Milo Manara et
Silverio Pisu, que j’ai été chercher la matière de ce personnage, dont je n’ai d’ailleurs pas trouvé trace dans la mythologie chinoise.
Indra, grand dieu de l'Arc en ciel et de la foudre au Couchant, apparaît au paragraphe 214. Indra est le dieu le plus populaire du Rig Veda, il est le modèle du héros qui s’oppose aux démons, aux monstres et aux dragons, mais il représente aussi des forces exubérantes de la vie.
Ishtar, grande déesse du Couchant, maîtresse des cités et future épouse de
Khnoum, dieu hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Khnoum, représenté comme un homme à tête de bélier, était le dieu du Nil dans la mythologie égyptienne.
Kuvera, maître des serpents fabuleux, au Couchant, apparaît au paragraphe 212. Dans la mythologie indoue, Kuvera ou Kubera est le dieu des richesses
souterraines.
Leigong, seigneur du tonnerre, vassal de l’empereur céleste
du Levant, apparaît au 19ième paragraphe. Il s’agit d’un authentique dieu du tonnerre chinois.
Li Li, épouse de Char au Levant, apparaît au paragraphe 110. A ma connaissance, elle ne renvoie pas à un personnage mythologique précis (En fait, je crois m’être inspiré du nom d’une gymnaste chinoise du début des années 1990. Si je me souviens bien, cette Li Li avait un « spécial » à la poutre – une sorte de figure de break-dance – et aux barres elle effectuait un grand tour dorsal tkatchev).
Longwang, roi dragon du territoire du Levant, dieu des soleils, apparaît au 4ième paragraphe. Il
épousera finalement Chang’e la lune au 876ième paragraphe. Dans la mythologie
chinoise, il n’y a pas un seul roi dragon mais plutôt 4 qui résident dans les 4 mers aux 4 points cardinaux. Ils n’ont pas en charge le soleil et le beau temps, mais plutôt la pluie qui vient
interrompre les sécheresses.
Mamba, dieu crocodile usurpateur en Terre Noire, il est nommé au 62ième paragraphe, mais ne joue sont
rôle que dans le deuxième Livre dans lequel il dévore les enfants du roi Faro, s’empare du bâton de pouvoir du dieu éléphant M’rodi et
déclenche une seconde guerre des animaux contre les hommes. Mamba n’est pas un nom de crocodile, mais plutôt celui de serpents venimeux.
Mardouk, grand dieu des Cités du Couchant, constructeur de la tour de Babel, futur époux d’Ishtar, apparaît au 68ième paragraphe. Mardouk ou Marduk, ou encore Amar-Utu en sumérien est le dieu tutélaire de Babylone.
Marut, les 180 vents sauvages, escorte d’Indra au Couchant, apparaissent au paragraphe 214. Dans la mythologie védique, les Maruts sont une troupe de guerriers qui accompagnent Indra.
Merlin l’enchanteur : Apparaît dès le premier paragraphe, car c’est le narrateur de la première époque, c'est-à-dire des mille premiers
paragraphes. Dans la seconde époque, contée par la nymphe Écho, il apparaîtra en tant que simple personnage. Ce Merlin là est bien le magicien des légendes arthuriennes, et comme dans ces
légendes, il finira à l’état de fantôme exilé, témoin d’un monde qui peu à peu sombre dans l’oubli.
Mescalito, esprit allié dans le Territoire du Soleil, cité au paragraphe 123. Ce nom est un clin d’œil aux livres de Carlos Cataneda.
Michabo, deuxième des six Manitous, dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 133. Michabo, encore appelé Manibozho est le grand lièvre de la tribu des algonquins. C’est un dieu des eaux qui crée la terre et les hommes. Chez les Ojibwés, Michabo est également connu sous le nom de Nanabozo. Il est alors le petit fils de Nokomis et apparaît tantôt comme un dieu civilisateur et tantôt comme un « Trickster », c'est-à-dire comme un dieu farceur et trompeur. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les Algonquins.
Mitra, dieu du soleil dans le territoire du Couchant, apparaît au paragraphe 209. Mitra est l’un des principaux dieux védiques. C’est le dieu des contrats et de la
souveraineté terrestre. Il est considéré comme l’opposé et le complément de Varuna. Les hymnes védiques précisent que son œil est le soleil.
Mot, dieu des morts dans les cités du Couchant, apparaît au 80ième paragraphe. Mot est le dieu des morts dans la mythologie du royaume d’Ougarit, qui se
situait dans l’actuelle Syrie, 15 siècles avant l’ère chrétienne.
M’rodi, dieu éléphant, guide des animaux de Terre Noire, apparaît au 62ième paragraphe. Il demandera lui aussi un
bâton de pouvoir au dieu Priam Thoz avant de prendre le commandement de la guerre contre les hommes. Son nom est une pure invention.
Nâga, rois serpents du territoire du Couchant, cités au paragraphe 209. Dans la mythologie de l’indouisme, les Nâga sont des serpents fabuleux, souvent dotés de plusieurs têtes qui gardent les trésors de la terre. On trouve également de nombreux Nâga dans l’iconographie Khmer. Les Nagas sont également une ethnie de l’Inde et de la Birmanie.
Nagualito, esprit allié, dans le Territoire du Soleil, cité au paragraphe 123. Ce nom est un clin d’œil aux livres de Carlos Cataneda.
Nephthys, déesse hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Nephtys est une déesse égyptienne associée au culte des morts.
Nokomis, première des six Manitous, dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 133 sous la forme d’une femme à la fois jeune et vieille. Dans les langues algonquiennes,
Nokomis veut dire « ma grand-mère ». Dans la mythologie des Ojibwés, elle est considérée comme la
grand-mère de Nanabozo, qui est le nom ojibwé pour Michabo le lièvre. Plus généralement, elle peut être considérée comme la mère de tous les être vivants,
et même comme la terre toute entière, comme une égale de la Gaïa grecque. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les
Algonquins.
Obatala, dieu suprême de Terre noire, évoqué au 3ième paragraphe et véritablement présenté au paragraphe 46. C’est aussi le nom d’une authentique divinité Yoruba que
l’on retrouve en tant qu’esprit ou « Orishas » dans la religion Santeria des Caraïbes, dérivée de la culture Yoruba.
Ohéné, reine de Terre Noire, apparaît au paragraphe 47. Comme pour son compagnon, le roi Asan, il s’agit là
d’un nom inventé qui ne renvoie à rien de précis.
Onile, mentionné au 50ième paragraphe, il s’agit de l’île originelle de la Terre noire, espace imaginaire à la fois souterrain et nocturne où se sont réfugiés les Prêtres noirs. L’Onile est aussi une réserve de force chaotique qui, grâce aux principes de l’Orun, permet la génération des objets et des êtres vivants dans le monde réel. Le terme est tiré de la cosmologie Yoruba.
Orun, mentionné au 50ième paragraphe, demeure céleste de la Terre noire opposée à l’Onile. Cette demeure des esprits, qui par le rythme de ses tambours amène les forces chaotiques de l’Orun à s’incarner dans le monde, est à l’origine un élément de la cosmologie Yoruba.
Oshadagea, cinquième des six Manitous, dans le Territoire du Soleil apparaît au paragraphe 133. Dans la mythologie iroquoise, Oshadagea est un dieu de la pluie. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les Algonquins.
Ousha, l'aube du Couchant, fille de Mitra, apparaît au paragraphe 209. Ousha ou Ushas, est une divinité de l’Inde védique qui conduit le char du
soleil dans le ciel. On peut la comparer à Éos, l’aurore grecque. Ousha est plus particulièrement associée à l’éveil spirituel.
Pipintu, nains chthoniens du Territoire du Soleil, qui apparaissent au 35ième paragraphe. Ces sortes de lutins, qui ont la
fâcheuse particularité d’être dépourvus d’anus, sont évoqués dans le livre de Claude Lévi-Strauss, La potière jalouse.
Prêtres noirs, sorciers de Terre noire, ils apparaissent au paragraphe 50 pour venir en aide au roi Asan dans sa guerre contre les femmes. Ils sont à l’origine de l’introduction du premier bâton de pouvoir dans les Territoires du Merveilleux. Ils deviendront les Prêtres de la flamme au 428ième paragraphe. Les prêtres noirs sont censés être les enfants de la déesse Yemoya.
Prêtresse du soleil, dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 246 et deviendra la deuxième épouse de Char après la mort de
Li Li.
Priam Thoz, « Dieu-Monde » étranger à l'Entre-Deux-Rêves, apparaît au 59ième paragraphe. Ce « Priam Thoz » est une invention personnelle. C’est l’un des
membres du panthéon que j’avais imaginé il y a maintenant une vingtaine d’année en m’inspirant de la mythologie d’H.P. Lovecraft. Priam Thoz était censé être un dieu « artiste » donnant
vie à ses rêves. C’est aussi un dieu amoral, cruel, qui crée ou qui détruit sans ce soucier de la souffrance qu’il peut générer. Priam Thoz est indirectement le responsable de la création de
l’Entre-Deux-Rêves et donc des Territoires qui s’y sont développés. Il représente en somme l’intrusion de mon imaginaire impérialiste et indélicat, qui s’en va s’en vergogne piétiner le monde des
légendes. Sur la demande des prêtres noirs, puis du dieu éléphant M’rodi, Priam Thoz va apporter les bâtons de pouvoir
dans les territoires.

Quetzalcoatl grand dieu du Territoire du Soleil. Il apparaît au 2ième paragraphe, mais n’est véritablement présenté qu’aux 6ième et 28ième
paragraphes. Il s’agit bien de la divinité mexicaine, de
ce fameux « serpent à plumes », bienveillant et civilisateur, égaré dans les panthéons plutôt féroces des Mayas, des Toltèques et des Aztèques. Pas étonnant qu’il finisse par se
résoudre à l’exile !
Rê, grand dieu des hybrides de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Rê ou Ra est le grand dieu solaire de l’ancien empire égyptien. Il est représenté comme un homme à tête de faucon portant le disque solaire.
Roi de la montagne de l'aube, au Levant, apparaît au paragraphe 98. Détenteur de l’anneau d’or que le vieil immortel Zhang Guolao demande à Char d’aller chercher au sommet de la montagne de l’aube.
Roi des voleurs du Levant, apparaît au paragraphe 114 et n’est plus cité par la suite, puisque Char l’abat d’un coup de sabre à ce numéro.
Rudra, dieu des fauves au Couchant, cité au paragraphe 209. Rudra est un ancien dieu védique qui fut finalement considéré comme l’un des aspects de Shiva. C’est un dieu sombre, sauvage, associé aux bêtes féroces et aux démons.
Sebek, dieu hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Sebek est un dieu des eaux égyptien à tête de crocodile.
Secrétaire magique de Zhang Guolao, apparaît au 95ième. Oui, j’avoue, ce personnage m’a été lui aussi inspiré par Le singe, de
Milo Manara et Silverio Pisu, l’adaptation en bandes dessinées du Voyage en Occident.
Sedna, la déesse de glace de la mer des songes, apparaît au paragraphe 237. Sedna est une déesse inuit de la glace, qui vit dans les profondeurs de l’océan. Sa légende est très cruelle. Vous pouvez la consulter ici) .
Sekhmet, déesse hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Sekhmet est une déesse égyptienne qui apparaît comme une femme à tête de lionne. Elle est associée à la
guerre, à la sécheresse, aux vents brûlants du désert et aux fléaux qu’ils peuvent porter.
Serpent Arc-en-ciel : grand dieu de l’archipel de la mer des songes qui apparaît au 5ième
paragraphe. Ce personnage est bien le Serpent_arc-en-ciel de la mythologie des aborigènes d’Australie auquel je voulais rendre hommage. J’avoue cependant que je n’ai pas su lui offrir un bien grand rôle. Il se contente d’aider le tigre
Char dans son périple à la fin du premier livre. La modestie de cette intervention révèle la place quasi-inexistante que j’ai malheureusement réservée aux mythes aborigènes et indonésiens. C’est
d’autant plus dommage que « Le temps du rêve » pouvait naturellement évoquer la matière même de l’Entre-Deux-Rêves.

Serpent céleste, étranger à l'Entre-Deux-Rêves, apparaît au 3ième paragraphe. Ce serpent là est tiré de mon imagination personnelle. Il
représente en l’ébranlement initial, la cause de toutes les actions mais aussi le temps qui déroule éternellement ses anneaux et ses années, et qui finit par changer la matière même des
rêves.
Seth, dieu hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Seth est le « méchant » de la mythologie égyptienne. Il est associé aux tonnerres, aux orages, au désert, à la nuit.
Shamash, dieu solaire des Cités du Couchant,
frère de Sin, la lune, apparaît au 68ième paragraphe. Il est inspiré par le dieu mésopotamien du soleil également appelé Utu en sumérien. Shamash était également associé à la
justice.
Shangdi, empereur du Levant, dieu du ciel, apparaît au 4ième paragraphe. Shang Di est à l’origine le dieu suprême de la dynastie chinoise des Shang. Il est également
« l’empereur de jade » des taoïstes. L’image de satrape jouisseur que j’en donne dans les Territoires du Merveilleux est très largement inspirée par la bande dessinée « Le
singe » de Milo Manara et Silverio Pisu, elle-même tirée du Voyage en Occident – parfois appelé La Pérégrination vers l'Ouest
–classique de la littérature chinoise du 16ième siècle.
Sin, dieu lunaire des Cités du Couchant, frère de Shamash, le soleil, apparaît au 68ième paragraphe. Il correspond au dieu mésopotamien de la lune, également appelé Nanna. Il était plus précisément le dieu de la ville d’Ur.
Soatsaki, l’étoile déchue du Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 240, et est nommée au 242ième. Dans la mythologie des indiens pieds-noirs, Soatsaki est le nom de la fille du soleil, qui épouse l’étoile du matin.
Sorciers majeurs du rêve, dans le Territoire du Soleil, cités au 118ième paragraphe, identifiés aux 6 manitous au 121ième paragraphe et décrits au 133ième.
Taiyue Dadi, roi des corps du Levant, apparaît au paragraphe 184. Dans la mythologie chinoise, Taiyue Dadi, est « Le grand empereur du pic de l’est » qui préside à la vie humaine en tenant le registre des naissances et des morts. Dans les Territoires du merveilleux, il devient un régent des organes corporaux.
Territoires du Merveilleux,
mentionnés au 2ième paragraphe. On peut admettre que les Territoires sont eux-mêmes les principaux personnages de leur roman éponyme. Vous l’aurez compris, à chacun d’entre eux
correspond une aire mythologique différente. Pour simplifier, La Terre Noire, c’est l’Afrique. Le Levant correspond paradoxalement à la Chine, ou plus précisément à l’orient extrême. Nom moins
paradoxalement, le Couchant correspond à l’Inde et à l’Asie Mineure. Quant au Territoires du Soleil, il est censé être le réceptacle des mythologies précolombiennes. Les quatre territoires sont regroupés dans l’Entre-Deux-Rêves, « ce pays de nulle part où fut
rassemblé tout ce que l'esprit humain put concevoir de légendaire, d'onirique et de merveilleux. »
Tezcatlipoca, dieu Jaguar
du Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 30. Dans la mythologie aztèque, Tezcatlipoca est le frère ennemi de Quetzalcoatl. C’est le dieu de la guerre et du pouvoir. Son rôle est identique dans les TDM à cette différence près que je ne le présente pas explicitement comme le frère du serpent à
plumes ; pourtant il est bien son reflet inversé…
Thot, dieu hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Thot est le nom grec de Djehouti, le dieu égyptien associé à la lune. Il est représenté comme un homme à tête
d’Ibis.
Thoueris, déesse hybride de Terre Noire, apparaît au paragraphe 153. Thoueris est le nom grec de Taouret, une déesse de la fertilité égyptienne, au corps d’hippopotame et à la tête de crocodile.
Tian, dieu suprême du Levant, apparaît au 4ième paragraphe. C’est aussi la transcription du caractère chinois qui désigne le
ciel.
Tiangou, chien céleste d'Erlang, apparaît au 19ième
paragraphe, il reprend ici un rôle identique à celui qu’il occupe dans la mythologie chinoise classique
Tiamat, monstre marin envoyé par Yamm, apparaît au
76ième paragraphe. Dans la mythologie babylonienne, Tiamat personnifie l’océan et le chaos. Elle est aussi la mère des dieux qu’elle voudra ensuite détruire. Mais Mardouk parvient à la vaincre et construit avec sa carcasse le nouvel univers.
Tigresses hybrides et un peu nymphomanes du Levant, apparaissent au paragraphe 91 et imposent au tigre Char une difficile épreuve.
Tlaloc, dieu de la pluie dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 36. Tlaloc était le dieu de la pluie et de l’eau
chez les aztèques.
Torngarsak, quatrième Manitou, dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 133. C’est à l’origine un dieu eskimo qui apparaît sous la forme d’un ours ou d’un guerrier. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les Algonquins.
Tubo, grand dieu souterrain du Levant. Il apparaît au 4ième paragraphe, mais n’est décrit qu’au paragraphe 252. Il semblerait que
j’ai totalement inventé ce nom. C’est plutôt Yama qui est traditionnellement présenté comme le dieu chinois des enfers, bien qu’il ait une origine hindouiste et qu’il ait pénétré la chine via le
bouddhisme. Et de fait, dans les TDM, Yama partira du Couchant pour devenir le vassal de Tubo au 446ième paragraphe.
Tzitzimimes, filandreux démons du Territoire du Soleil, hôtes des ténèbres, ils ou plutôt elles, apparaissent au 30ième paragraphe. Inquiétantes
déités de la mythologie aztèques,les tzitzimime ou tzitzimitl sont associées aux étoiles et représentées sous la forme de femmes squelettiques revêtues de jupes d’os. Leur rôle était toutefois ambigu. D’un coté elles étaient censées
pouvoir attaquer le soleil et dévorer les êtres humains, mais de l’autres, elles étaient considérées comme des gardiennes de la fécondité, pouvant faciliter les accouchements. Dans les TDM, on
peut considérer que Tezcatlipoca et ses Tzitzimimes sont les reflets inversés de Quetzalcoatl et des guerrières de l’autre côté de la terre.
Varuna, dieu lunaire du Couchant, apparaît au paragraphe 209. Varuna était le dieu suprême du panthéon pré-védique. Selon Georges Dumezil, il incarne la souveraineté magique. Supplanté par Indra à la tête du panthéon védique, Varuna est resté un dieu lunaire, magicien, associé aux changements, à l’eau, à la nuit et aux Nâga.
Wakonda, quatrième des six Manitous, dans le Territoire du Soleil, apparaît au paragraphe 133 sous la forme d’un bison. En langue sioux, Wakonda signifie le pouvoir magique, la force invisible des être vivant (avec ses variantes « Wakanda » ou « Wakan Tanka ». C’est également la personnification du dieu suprême des Dakotas. Quant au terme « Manitou », il s’agit de l’esprit suprême pour les Algonquins.
Yamm, dieu de la mer dans les Cités du Couchant, apparaît au 68ième paragraphe. Yamm était le dieu d’origine sémitique du Chaos et de la mer.
Yang, dragon arrogant, capitaine de Longwang, vaincu par Char au paragraphe 87. Toute ressemblance avec le principe s’enroulant dans le Taijitu serait purement fortuite.
Yanwang, roi du premier cercle infernal au Levant, apparaît au paragraphe 228. C’est sous ce nom que l’on désigne parfois les rois des 10 enfers de la mythologie chinoise.
Yemoya, gardienne de l’incréé en Terre Noire, apparaît au 50ième paragraphe. Il s’agit d’une déesse Yoruba protectrice des femmes. Elle a été intégrée, parfois sous le nom de Yemaya, dans
les rites de la Santéria du Vaudou, du Candomblé ou du Macumba.
Yi, le très fameux archer du Levant, apparaît au paragraphe 24. Il est inspiré par le personnage de la mythologie chinoise du même nom,
parfois également appelé Houyi. Comme son homonyme de la légende
chinoise, le Yi des TDM abat 9 soleils surnuméraires. Mais il a moins de chance que son illustre devancier, puisqu’à l’inverse de ce dernier, il
n’épousera pas Chang’e la lune et demeurera captif des geôles de l’empereur céleste
pendant exactement 888 paragraphes !
Yin, dragon arrogant, capitaine de Longwang, vaincu par Char au paragraphe 87. Toute ressemblance avec le principe s’enroulant dans le Taijitu serait purement fortuite.
Yushi, maître de la pluie, vassal de l'empereur céleste du Levant, apparaît au 19ième paragraphe. Il s’agit d’un personnage de la mythologie chinoise.
, qui est la déesse de l’astre lunaire dans la mythologie chinoise, est également la lune du Levant dans les Territoire du Merveilleux. Elle apparaît au
4ième paragraphe. Fruit de l’union entre le mystérieux serpent céleste et la nuit du territoire, elle deviendra bien plus tard l’épouse du roi dragon Longwang (au 876ième paragraphe !). Dans la tradition chinoise, Chang’e est l’épouse de l’archer Yi.
Xiwangmu, reine des immortels au Levant, citée au paragraphe 103. Dans la mythologie taoïste, elle est considérée comme la reine des immortels.
Zhang Guolao, immortel du Levant instructeur de Char, puis de Wu Wu, apparaît au paragraphe 89. Zhang Guolao est un taoïste semi légendaire qui aurait vécu au 8ième siècle de l’ère chrétienne. C’est l’un des huit immortels de la tradition taoïste. On le représente ordinairement à cheval sur son âne magique.
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